AVIATION CIVILE : LE DRAPEAU CONGOLAIS EN BERNE

Par César OLOMBO et Héritier BONO

Tous ses trois avions cloués au sol, C’est un coup de tonnerre, l’espoir de congolais semble être douché par cette crise imprescriptible qui fait sombrer Congo Airways, la seule et l’unique compagnie aérienne nationale de la République démocratique du Congo.

La nouvelle a défrayé la chronique et a balancé les cœurs de la population, Congo Airways a annoncé samedi 8 septembre dernier, la suspension temporaire de ses activités pour la réorganisation des outils d'exploitation.

Comment sauver cette entreprise, Fierté nationale ?

Alexandre Nshue, professeur de l’économie à l’université protestante du Congo ( UPC) fait l’autopsie de cette compagnie aérienne.

« si Congo Airways a des difficultés c’est justement parce qu’on a eu à faire prévaloir certaines considérations sur les règles de bonne gestion, dès le départ il y’avait un problème de surdimensionnement de l’investissement et des engagements qui n’ont pas été respectés. Si ma mémoire est bonne, Congo Airways devait avoir 15 avions selon le montage de départ mais on a jamais dépassé 4 avions. et même les convenances qui ont été faites en matière de gestion et développement du projet n’ont pas été assurées. », a t-il fait savoir.

Pour cet ancien conseiller de Matata MPONYO, a l'heure premier Ministre, cette entreprise ( Congo Airways) semblait être viable parce que l’effet de nouveauté jouait mais elle avait déjà des difficultés pour fonctionner correctement. Alex Nshue justifie la crise de cette entreprise par le changement de paradigme politique intervenu car il y’a eu un changement du management qui a occasionné l’incidence sur le fonctionnement de l’entreprise.

Pour cet Expert en matière économique, quand on nomme les mandataires sur base des considérations politiques sans tenir compte des éléments liés à la technicité, c’est un élément qui dérange et donc cette dimension a aussi impacté sur l’activité de l’entreprise. Et à cela on y ajoute le fait que l’Etat n’a pas eu a injecté des fonds comme prévu pour pouvoir accroître la flotte.

source de tension, le directeur général de Congo Airways, José Lueya, qui avait révélé au cours d’une interview que l’entreprise qu’il chapeaute possède 3 avions qui sont cloués au sol pour problème de moteurs. Et pour couronner le tout, la compagnie a besoin de 33 millions pour se relancer et décanter la situation.

Est-ce une évaluation réaliste lorsqu'on sait que l'entreprise a une dette fiscale chiffrée a hauteur de 30 millions de dollars ?

Pour résoudre la crise au sein de cette société, Alex Nshue n’a pas hésité à proposer quelques pistes de solution.

«  pour la faire renaître ( Congo Airways), il faudra qu’il y ait une volonté, un engagement, du sérieux, une certaine vision et faire les choses correctement. Il faudra que le gouvernement puisse échelonner ou étaler la charge fiscale qu’on ne puisse pas tuer celle de l’entreprise mais plutôt de l’aider maintenant à se redresser », a-t-il dit

Autre problème soulevé par A. Nshue c'est l'immixtion du gouvernement dans la structure des prix du billet, cette mesure pourtant saluée dans son approche sociale a contribué à la descente aux enfers de l'entreprise, car selon ce professeur d'université, quoi qu'entreprise étatique, Congo Airways devrait bénéficier d'une méthode de gestion alternative qui puisse permettre une bonne rentabilité pour lui permettre de couvrir ses charges d'exploitation et assurer sa survie a long-terme.

Est-ce encore possible de sauver cette entreprise ? Connaîtra t-elle le même destin Funeste que les lignes aériennes congolaises LAC ?

Suspens général avec l'espoir qu'Alex Nshue sera écouté En attendant les vieux démons du passé hantent les congolais !!

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